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Un pont entre deux rives

8 novembre 2018
Pierre-Teilhard-de-Chardin

Pierre Teilhard de Chardin

Je vais mettre en lumière un livre, qui a beaucoup compté un moment de ma vie, comme l’explique très bien l’auteur Jean Pierre Cartier, sur Pierre Theilhard de Chardin; et même si aujourd’hui je me suis éloigné de la pensée Theillardienne, je reconnais son immense retentissement dans l’évolution de mon raisonnement. Aujourd’hui non croyant, mais hypersensible sur les questions écologique et de bien-être animal, je trouve une résonance dans les paroles et sagesses Bouddhiste. Bouddha disait : « Ni dans l’air, ni au milieu des océans, ni dans la profondeur des montagnes, ni en aucune partie de ce vaste monde, il n’existe de lieu où l’être humain puisse échapper aux conséquences de ses actes. »  Pour venir étayer ses paroles, je recommande également de visionner le documentaire suivant: JUNGWA, L’ÉQUILIBRE ROMPU. J’aime le côté universelle de la pensée de Theilhard De Chardin,  Produire une pensée universelle demande de considérer son esprit comme celui de tout être vivant pour servir de laboratoire à la compréhension d’une chose ou de la vie. Bien sûr, le penseur n’est pas sans ego; il s’intéresse vivement à ce qu’il pense. Mais il n’est pas hanté par son moi, par l’idée que c’est lui qui pense. Il est complètement absorbé par la connaissance qu’il tente d’acquérir et d’expliquer. À ce point, il n’est même plus conscient de lui-même. C’est ce qui rapproche un peu la pensée du géologue avec celle du Bouddhisme.

Pierre Teilhard de Chardin.
« Gardons-nous d’oublier, que l’âme humaine, quelque indépendante dans sa création, que notre philosophie la représente, est inséparable de pas sa naissance et sa croissance de l’univers dans lequel elle est née. »

Pierre Teilhard de Chardin était un géologue, jésuite, théologien et philosophe français (01 mai 1881 à Orcines-10 avril 1955 à New-York)

http://www.latosensu.tv/jungwa-lequilibre-rompu/

extrait du Prologue

«Je ne suis pas paléontolongiste, je ne suis pas géologue, théologien, pas même poète. Écrire ce petit livre sur le père Teilhard de Chardin peut donc sembler outrecuisant de ma part. Si j’ose m’y risquer, c’est que Teilhard à joué dans ma vie un rôle essentiel et qu’il me semble pas anormal de vouloir partager au soir de ma vie, une expérience aussi bouleversante.

Je venais tout juste d’avoir trente ans et je vivais une crise à laquelle je ne comprenais rien. J’avais le sentiment d’être perdu. Je travaillais, je travaillais même beaucoup mais je ne savais pas vraiment pourquoi; je m’agitais mais dans le vide. Ma vie me semblait-il, n’avait aucun sens et je ressentais de plus en plus souvent d’étranges bouffées de ce que, faute de mieux, j’appelais un peu pompeusement de l’angoisse métaphysique.

Je regardais les autres autour de moi, surtout ceux qui travaillaient dans le même journal. Comme moi ils étaient tous très occupés, ils accumulaient les rendez-vous, ils se lançaient dans des histoires d’amour quiétaient souvent déchirantes, ils se passionnaient pour des inutilités, multipliaient les distractions, augmentaient sans cesse leurs besoins. Mieux ils étaient payés et plus ils avaient des souçis d’argent. Ils étaient fiers de dire qu’ils vivaient à cent à l’heure. Ils me faisaient penser à des insectesvolants tournoyant dns un bocal. Comme moi, ils passaient leur temps à essayer d’oublier qu’ils allaient mourrir, que toute cette agitation était vaine. Ils voyaient leurs amis mourrir autour d’eux, ils allaient à leurs enterrements, faisaient ou écoutaient des discours et reprenaient le cours de leur vie comme si de rien n’était. Une vie qui ne menait nulle part. La différence entre eux et moi – c’est du moins ce que je croyais à l’époque – c’est qu’ils n’en étaient pas conscients alors que moi, je l’étais. Cette connaissance était pour moi une malédiction.

À cette époque, je ne sais pas trop pourquoi, un nom flottait dans ma pensée. Un nom dont j’entendais parler ici ou là, à propos duquel je lisais parfois un bref article dans un journal ou une revue, un beau nom d’ailleurs, porteur de merveilleux: Pierre Teilhard de Chardin. Je me disais: Il faudra que je me procure un jour un de ses livres. Je ne le faisais jamais: j’avais tant de chose à faire, tant d’autres livres à lire dont on parlait. Et je continuais à tourner dans ma désespérance.

Un jour enfin, un jour de février 1962, j’ai ouvert La phénomène humain. Tout de suite, j’ai pensé à ce passage de saint Matthieu que par hasard je venais de lire: « Et voici que les cieux s’ouvrirent…» Car c’est bien ce qui s’est passé. Tout d’un coup, j’ai vu clair. J’ai découvert la vraie dimension du temp. Je pouvais remonter dans le passé à des distances fantastiques. Je pouvais envisager l’avenir jusqu’à son point ultime, tout au long du temps, la vie prenait un sens, celle de tous les êtres et la mienne propre. C’était comme si ma prison s’ouvrait commme si soudain, je me trouvais capable d’un émerveillement dont je ne soupçonnais même pas la possibilité.

Comment ne pas être fou d’entousiasme alors que tout d’un coup, la vie signifiait enfin quelque chose?…

Mercredi 7 février 1962: je termine le phénomène humain du Père Teilhard de Chardin… Je suis ébloui. Il y a dans ce livre une extraordinaire clarté et une grande intelligence. Passées les premières difficultés, nées sans doute du fait qu’on pénètre dans un monde nouveau, tout s’éclaire.» …

Teilhard de Chardin: Un pont entre deux rives
de Jean-Pierre Cartier

 

From → Divers

One Comment
  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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